À l’époque des australopithèques, les hommes circulaient de façon libre d’un continent à l’autre. On s’entend qu’ils faisaient des jours, des mois, pour dire la vérité, même des années avant d’arriver à destination, mais quand même ! Ils avaient de l’endurance nos ancêtres. À raison de 50 km par jour pour chaque membre de la tribu, toute une génération arrivait à couvrir ces milliers de kilomètres. Le mot d’ordre : suivre le bétail qui se déplaçait de région en région.
Donc c’est comme ça que nos ancêtres, qui viennent tous du beau singe Lucy, sont sortis du continent africain, pour aller peupler les terres de l’orient, l’Asie, et même le continent européen. C’est là que se crée toute la polémique, ou je dirai plutôt, la frustration pour les plus racistes, qui admettent difficilement que le blanc descend du noir, selon la science je précise.
Pour continuer mon exposé, ces négroïdes qui voyageaient d’un pays à l’autre n ‘avaient pas de papier à présenter. Personne ne leur disait rentrez chez vous, ne venez pas peupler notre continent! Vous me direz l’époque des Cro magnons, c’est l’époque des Cro magnons, on est maintenant en 2010, il ne faut pas comparer deux réalités qui ne sont pas comparables. Mais si ces sans papiers d’ancêtres n’avaient pas été sur le continent européen, on aurait pas eu les occidentaux, qui aujourd’hui chassent ceux qu’ils appellent «nègres» qui essaient d’aller dans leur pays ! Drôle de paradoxe
Et par le même temps, à l’époque où l’Alexandrie était le New-York d’aujourd’hui, ce sont ces mêmes occidentaux là qui se bousculaient aux portes de l’Afrique pour se rendre à la plus grande bibliothèque de l’époque y apprendre et se développer avant de retourner dans leurs pays d’origine.
C’est sûr que si les frontières étaient ouvertes à tous les endroits de la planète cela créerait un total désordre. Mais le problème est plus profond : pourquoi ces africains ne peuvent pas rester sur leur continent pour apprendre et se développer ? Manque d’infrastructures, d’organisation dans le système d’éducation, en gros pas de grandes conditions pour réussir.
C’est à la source qu’il faut réparer le problème, c’est à dire remettre sur pied un continent qui ploie sous les dettes, bancal, mais tellement plein de richesses. Et ça ne pourra arriver qu’avec des jeunes qui lui insuffleront une mentalité différente, qui lui feront une peau neuve. En attendant, il y aura toujours des sans papiers qui se feront refouler aux frontières de l’Occident.

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