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jeudi 25 novembre 2010

Tous aux abris, c'est le Black Friday!


S’il y a bien un endroit où la fête de l’action de grâce est hautement célébrée, ce sont les États-Unis. Au pays de l’oncle Sam, Thanksgiving est synonyme de réunions familiales autour d’une table bien garnie où trône fièrement la dinde, incontournable pour la réussite de la fête. Dans le passé, l’action de grâce était un jour de réjouissances où l’on rendait grâce au Seigneur pour ses bienfaits durant l’année écoulée. Si elle a gardé des traces de ses origines, pour certains la fête de l’action de grâce a aujourd’hui un tout autre sens. C’est la veille de la journée où les cartes bancaires passent le plus.
Le Black Friday, jour le plus important de l’année pour les mordus du shopping, marque le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Le nom Black Friday tire ses origines du fait que les comptes étaient traditionnellement dans le rouge. Cette journée où les commerçants baissaient les prix dans pour les soldes annonçant la période de noël permettaient aux vendeurs de faire des bénéfices pour toute l’année scolaire. C’est ainsi que les comptes de cette journée au lieu d’être écrits à l’encre rouge passaient au noir, synonyme de bénéfices.
Black Friday dont le nom peut aussi faire penser à une journée sombre a bel et bien eu des allures de cauchemar il y a deux ans. Les soldes ont pris une tournure tragique lorsqu’un employé de Wal-Mart est mort piétiné par une foule qui attendait depuis plusieurs heures l’ouverture du magasin. C’est le 28 novembre 2008 que Jdimytai Damour a été bousculé à mort par la foule de personnes déchainée qui trépignait d’impatience à l’ouverture des portes, l'employé a été transporté à l'hôpital où son décès a été constaté vers six heures.
Les portes du magasin ont été littéralement détruites par les clients. Ceux-ci n’ont pas pu contenir leur soif de consommer. Comme un troupeau en furie qu’on aurait libéré, ils se sont rués dans l’enceinte du magasin à la recherche des articles à meilleur prix. Ce sont près de 200 personnes qui ont marché sur le malheureux. L'homme était intérimaire, d'origine jamaïcaine, et s'occupait de la gestion des stocks. Il avait été mobilisé avec 6 autres de ses collègues pour contenir les 2000 personnes qui attendaient l'ouverture à 5 h du matin.
Avec un événement tragique comme celui-là, on a atteint le paroxysme des effets néfastes de la consommation excessive des américains. Ces derniers consomment plus que les habitants des autres pays pour un certain nombre de raisons : les biens et les services achetés par les Américains représentent un cinquième de l'économie mondiale. Non seulement la culture américaine encourage à dépenser toujours plus, mais aussi la facilité du crédit permet d’acquérir encore plus de biens, qui souvent sont des besoins créés tout bonnement par la société de consommation et la publicité.

Il est difficile de croire que pour une télé à un prix cassé, les vies de plusieurs personnes ont été compromises. Le même jour, dans un Toy's R'uS de Palm Desert, en Californie, deux personnes ont réglé leurs comptes à coup de revolver dans l'enceinte du magasin de jouets. D’après ABC, leurs compagnes auraient commencé par en venir aux mains, avant que leurs deux compagnons ne se tirent dessus. Un constat tristement ridicule.
La crise économique a permis de mettre un frein aux folies dépensières de plusieurs ménages américains. Dans ce pays où l’épargne ne fait que diminuer au profit des dépenses, la situation économique désastreuse, due aux crédits de l’immobilier accordés trop facilement, a conduit à une baisse de la consommation. À la veille du Black Friday aux Etats-Unis, espérons qu’une tragédie comme celle-là de 2008 ne se répète pas.

mardi 23 novembre 2010

Oussama Ben Laden menace la France

Le fantôme Oussama Ben Laden a refait surface. Terré dans les grottes à la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan, l’homme qui a signé les attentats du 11 septembre n’avait pas fait parler de lui depuis belle lurette. Les spéculations sur le fait qu’il soit en vie ont reprises de plus belle, depuis son récent message destiné aux français. Cette fois-ci, c’est du côté de l’Europe qu’il compte faire terreur.
Une tour Eiffel transformée en Ground-zero ? Un peu difficile à imaginer pour ce gros tas de ferraille. Autant dire que ce sera laborieux pour le chef d’Al-Quaïda s’il espère détruire le symbole de la ville lumière comme il l’a scrupuleusement fait il y a 9 ans à New-York. Néanmoins, son message est clair, il en veut au président français Nicolas Sarkozy.
Dans sa vidéo qu’a diffusé la chaîne Al-Jazira le lundi dernier, Ben Laden reproche à la France sa participation à la guerre en Afghanistan, ainsi que sa loi sur l’interdiction du port du voile intégral. Selon l’islamiste le plus extrémiste de la planète, les français empêchent les musulmans de vivre pleinement leur religion. Cette récente loi en France qui interdit le port du voile intégral dans les lieux publics a attisé la colère de Ben Laden. Il le mentionne comme suit dans son message :
« Si la France interdit aux femmes de porter le voile, n'est-il pas de notre droit de décapiter les envahisseurs? »
Manque de pot, les réformes de la retraite qui ont soulevé des manifestations et paralysées le pays pendant quelques jours, ont relégué son message à l’arrière plan. À sa grande déception, il n’a pas fait la une de tous les quotidiens en France, n’obtenant pas le traitement médiatique escompté. L’attention des journalistes du monde entier étaient braqués sur la mobilisation sociale.
De plus, bien avant son message, le niveau d’alerte avait été augmenté en France. Le plan Vigipirate avait été mis en marche après que les Etats-Unis aient informé la France d’une menace terroriste. Le gouvernement français a plutôt réagi de façon calme et sûre d'elle aux menaces de Ben Laden.
Ben Laden avait réussi à s’en prendre aux français, mais ailleurs que sur leur propre sol. C’est le réseau qu’il a monté, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui avait enlevé 5 entrepeneurs français de la compagnie Areva. Les négoiciations entre les ravisseurs et le gouvernement de Sarkozy s’annoncent compliquées alors que le chef daAl Quaïda compte décapiter.
Il dénonce l’occupation de l’Afghanistan parce que les français sont engagés aux cotés des troupes américaines. Pour lui les puissances occidentales ne doivent pas s’ingérer dans les problèmes afghans et c’est une guerre où meurent chaque jour femmes et enfants. Si les États Unis crient à la chasse au terrorisme pour expliquer leur occupation, pour Ben Laden, la lutte contre Al-QuaÏda sert de couverture pour occuper le pays.
« Il n'est pas juste de votre part d'occuper nos pays et de tuer nos femmes et nos enfants tout en espérant vivre en paix et en sécurité ».
Ce que Ben Laden oublie c’est que la France n’est pas un pays islamiste, c’est un pays laïque, ils ne sont pas obligés d’accepter que des femmes soient cagoulées de la tête aux pieds dans les rues de leur pays. Si chez eux, ça ne pose pas problème en France si. Imaginez une Mais est-on dans un pays islamiste pour vouloir imposer des vêtements comme ceux là. De plus, imaginez si une personne de mauvaise intention se présente à la sortie de l’école pour récupérer un enfant, le pauvre ne saurait pas reconnaître sa mère sous les tissus noirs qui ne laissent paraître que les yeux.
Alors qu’il se fait le justicier de tous les musulmans de la planète sur terre, les musulmans de France ont eux mêmes démontré leur désapprobation face au message de Ben Laden :
"Nous demandons à ce qu'il n'y ait pas ingérence extérieure sur les affaires interne de la France, les musulmans de France sont capables de défendre leurs intérêts", a déclaré M. Moussaoui sur Europe 1, ajoutant: "nous sommes dans une République où les musulmans de France pratiquent sereinement et paisiblement leur religion".
Personne ne va en Arabie Saoudite en portant une mini-jupe, à moins que la personne ait décidé d’expérimenter les foudres d’un pays islamiste sur le non respect des lois.

Les mines de la mort


Sauvetage des 33 mineurs chiliens
Congo : sept morts et six blessés dans l’éboulement d’une mine d’or, septembre 2010. Chine : 31 mineurs tués par un coup de grisou dans le fond d’une mine, octobre 2010. Chili le même mois : 33 mineurs coincés pendant 69 jours risquent leur vie au fond de la mine d’or de San José. Miracle : l’accident connaît un dénouement heureux cette fois-ci. Le Chili, décidé à libérer ces mineurs, met en place une opération de sauvetage d’envergure estimée à une dizaine de millions de dollars.
 Les journalistes du monde entier ont accouru sur les lieux de l’incident pour ne pas rater aucun épisode de ce que certains ont appelé «la saga des mineurs chiliens». C’est avec émotion que des milliers de spectateurs ont participé à la sortie de chacun des 33 mineurs. Confinés à 700 mètres sous terre depuis début août, une sonde envoyée par un conduit avait permis d’établir un premier contact. Estimée au départ à une durée de 3 à 4 mois, c’est finalement le 18 octobre dernier que les familles tenues en haleine ont pu retrouvé leurs proches.
Aujourd’hui, si l’histoire des mineurs chiliens coincés sous terre a marqué la mémoire de plusieurs, nombreux sont ceux qui ignorent le cœur du problème. La sécurité dans les mines est loin d’être garantie dans plusieurs d’entre elles. Ce qui doit être la priorité des compagnies minières est souvent négligée en vue de maximiser les profits. De nombreuses mines sont mal inspectées, et la corruption a souvent raison des sanctions qui doivent être prises.
Le profit : mot d’ordre des mines chinoises
Dans le lot de pays où la sécurité dans les mines est compromise, la Chine arrive en tête. La pauvreté des équipements et le manque de formation du personnel contribuent à la réputation des mines chinoises comme étant les plus dangereuses du monde. Avec plus de 2600 accidents recensés l’année dernière, travailler dans une mine y est une activité trop souvent meurtrière. Dans les années 2000, c’est le pays qui a recensé le plus d'accidents miniers, avec 80 % des décès mondiaux pour seulement 35 % de la production de charbon mondiale.

Déjà, en août 2007, plus de 170 mineurs avaient péri dans un des pires accidents miniers suite à la rupture d'une digue qui avait causé l'inondation des galeries. L'énorme demande de charbon, qui fournit plus des deux tiers de l'électricité de la Chine, entrave les progrès visant à améliorer les standards de sécurité. Malgré les injonctions du pouvoir central, de nombreuses mines privées continuent leurs activités en toute illégalité. L’industrie est juteuse, et les compagnies sont prêtes à tout pour atteindre leurs objectifs.


Le dernier incident survenu dans la province de Henan, dans l’est de la Chine aurait pu être évité selon Chen Jiaguo, un mineur rescapé qui a dénoncé le manque d’équipement de survie dans les zones de sécurité : «Il n'y avait pas de matériel de secours dans les tunnels, pas d'alimentation ni d'eau la plupart du temps, et les zones de sécurité étaient pleines de ferraille et autres débris», a-t-il dit, ajoutant que «l'air n'était pas assez ventilé». Cet accident est survenu suite à un coup de grisou.

Des règles de sécurité renforcées

Le grisou, ce gaz émanant des couches de charbon dont l’explosion est souvent mortelle, est le premier ennemi des mineurs. Moins atroces que les accidents, les difficultés respiratoires découlant de la mauvaise qualité de l’air dans les mines sont une cause de mortalité non négligeable. Les conditions sont différentes, mais la finalité demeure la même. Ils se battent encore dans certains cas pour que ces maladies soient reconnues comme maladies professionnelles.
Même si on est loin des abus des petites minières illégales dans les pays en développement, ici aussi les conditions de travail dans les exploitations minières ont suscité de l’inquiétude. Au Québec, un rapport d’enquête de la CSST  a blâmé sévèrement une compagnie minière pour la mort tragique de trois de ses mineurs. Les malheureux ont péri de façon atroce le 30 octobre 2009 dans leur cage d’ascenseur inondée, à plus de 1000 pieds de profondeur. Bien que les conditions de travail dans les mines se soient améliorées, il reste que la négligence et le manque de rigueur peuvent coûtent cher à ces travailleurs. 
Quand on parle d'accidents de travail, on pense spontanément à certains types de travaux à hauts risques, et la mine, apparaît comme le terrain le plus piégé. Travailler sous terre durant de longues périodes, être privé de l’air frais, avaler la poussière, c’est la réalité que vivent quotidiennement les mineurs. La ferveur médiatique suscitée par les décès de nombreux mineurs récemment, a permis de mettre le doigt sur un problème criant. En espérant, que ces évènements permettront de sensibiliser à des inspections plus rigoureuses dans les exploitations minières.