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mercredi 8 décembre 2010

Ne rien savoir, ne rien comprendre, ne rien apprendre.


« Est ce qu’il y a des supermarchés chez toi? Vraiment ! Vous avez la télévision aussi ?» Ces questions qui créèrent en moi un sentiment où se battaient révolte et étonnement, me reviennent à l’esprit lorsque je me rappelle mes premières journées là-bas, de l’autre côté de l’océan, « au pays des blancs » comme on avait coutume de l’appeler lorsqu’on était enfant. Il faut dire que dans l’imaginaire de plusieurs à l’époque, tous les blancs habitaient la France. Du gâteau africain, ce pays avait obtenu une bonne partie occidentale du continent.

Pour moi, c’était la destination première à visiter une fois partie à l’étranger. Pour plusieurs aussi, ce voyage suscitait la fierté de se retrouver dans ce pays où les boissons consommées étaient les mêmes chez nous, où les stars de musique et de foot étaient aussi adulées par nous. Bref, dans ce pays dont on savait tout ou presque, et dont notre culture était à de nombreux plans, le calque de la sienne.

Ces questions là, je les trouvais insensées, et parfois elles me piquaient au vif. Il m’est arrivé quelques fois de jouer le jeu en affirmant des idioties du genre : nous vivons dans les arbres, nous pêchons et chassons pour nous nourrir tous les jours. Il m’était difficile de comprendre comment au 21ème siècle, de nombreuses personnes avaient une si piètre perception du continent africain. Tandis que de notre côté on prenait plaisir à lire des livres sur les pays occidentaux, on nous enseignait la géographie de l’Europe, pour plusieurs habitants de ces pays, l’Afrique se résumait à une vaste étendue avec de la savane par endroits, de la forêt, plein d’animaux exotiques et une population indigène.

L’ignorance explique ces clichés encore présents. Les médias n’y sont pas innocents, eux qui diffusent sans arrêt des images d’enfants aux corps squelettiques, aux ventres énormes, ou celle de peuples reculés qui ont décidé de garder les coutumes traditionnelles pour préserver leur culture. L’entretien de cette vision archaïque du continent n’est pas pour aider à une meilleure compréhension de la réalité.

Depuis mon enfance, l’histoire que l’on a apprise dans les livres d’école est loin de celle que j’ai découvert sur les bancs de l’université, ou par ma farouche volonté de comprendre. Comment ne pas se questionner lorsqu’on réalise que les occidentaux se sont octroyés le droit de coloniser les pays de l’Afrique au nom de la supériorité de leur civilisation? Il est facile de piller un continent, et par la suite de le qualifier d'exécrable lorsqu’il peine à se relever après des siècles de servitude.

Petit à petit, je me suis rendue compte que l’on nous avait empêché de savoir, qu’on nous avait maintenu dans l’ilotisme. Certes les africains ont par leur corruption et tous les maux qui les caractérisent si bien, détérioré leur situation, mais d’autres raisons profondes expliquent le traumatisme de ce continent. Si l’Afrique croule sous le poids de toutes ces dettes aujourd’hui, c’est en partie parce que ces États avides de profits ont versé de la poudre aux yeux de certains dirigeants pour travestir leurs réelles intentions.

C’est dans l’optique de pouvoir changer les choses, et d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de l’Afrique que je me suis rendue à l’anniversaire du Groupe de Recherche et d’Intervention pour la Libération de l’Afrique (GRILA) à Montréal. Ce groupe fait de la lutte pour un développement autocentré panafricaniste et intègre du continent son cheval de bataille. Au lendemain des indépendances, les leaders nationalistes qui avaient conduits des mouvements de libération, ont dans de nombreux pays essayé tant bien que mal d’instaurer des systèmes démocratiques, où la dignité et la souveraineté des peuples ne serait pas bafouées. Ils ont disparu mystérieusement parce qu’ils ne cadraient pas avec les intentions des pays colonisateurs qui souhaitaient continuer à tenir les rennes malgré la fin de la colonisation.

Ce fut le cas de Patrice Lumumba le père de l’indépendance au Congo. Aujourd’hui, on sait que son assassinat avait été commandé par la Belgique avec le soutien de l’ONU. Même fin tragique pour Thomas Sankara, le révolutionnaire chef d’État du Burkina-Faso. Son prétendu ami Blaise Compaoré, désormais allié de l’Occident l’avait éliminé par un coup d’état. Les vraies raisons de ces assassinats ont été passées sous silence, et ce n’est que de nombreuses années plus tard que les populations ont connu la vérité.

jeudi 25 novembre 2010

Tous aux abris, c'est le Black Friday!


S’il y a bien un endroit où la fête de l’action de grâce est hautement célébrée, ce sont les États-Unis. Au pays de l’oncle Sam, Thanksgiving est synonyme de réunions familiales autour d’une table bien garnie où trône fièrement la dinde, incontournable pour la réussite de la fête. Dans le passé, l’action de grâce était un jour de réjouissances où l’on rendait grâce au Seigneur pour ses bienfaits durant l’année écoulée. Si elle a gardé des traces de ses origines, pour certains la fête de l’action de grâce a aujourd’hui un tout autre sens. C’est la veille de la journée où les cartes bancaires passent le plus.
Le Black Friday, jour le plus important de l’année pour les mordus du shopping, marque le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Le nom Black Friday tire ses origines du fait que les comptes étaient traditionnellement dans le rouge. Cette journée où les commerçants baissaient les prix dans pour les soldes annonçant la période de noël permettaient aux vendeurs de faire des bénéfices pour toute l’année scolaire. C’est ainsi que les comptes de cette journée au lieu d’être écrits à l’encre rouge passaient au noir, synonyme de bénéfices.
Black Friday dont le nom peut aussi faire penser à une journée sombre a bel et bien eu des allures de cauchemar il y a deux ans. Les soldes ont pris une tournure tragique lorsqu’un employé de Wal-Mart est mort piétiné par une foule qui attendait depuis plusieurs heures l’ouverture du magasin. C’est le 28 novembre 2008 que Jdimytai Damour a été bousculé à mort par la foule de personnes déchainée qui trépignait d’impatience à l’ouverture des portes, l'employé a été transporté à l'hôpital où son décès a été constaté vers six heures.
Les portes du magasin ont été littéralement détruites par les clients. Ceux-ci n’ont pas pu contenir leur soif de consommer. Comme un troupeau en furie qu’on aurait libéré, ils se sont rués dans l’enceinte du magasin à la recherche des articles à meilleur prix. Ce sont près de 200 personnes qui ont marché sur le malheureux. L'homme était intérimaire, d'origine jamaïcaine, et s'occupait de la gestion des stocks. Il avait été mobilisé avec 6 autres de ses collègues pour contenir les 2000 personnes qui attendaient l'ouverture à 5 h du matin.
Avec un événement tragique comme celui-là, on a atteint le paroxysme des effets néfastes de la consommation excessive des américains. Ces derniers consomment plus que les habitants des autres pays pour un certain nombre de raisons : les biens et les services achetés par les Américains représentent un cinquième de l'économie mondiale. Non seulement la culture américaine encourage à dépenser toujours plus, mais aussi la facilité du crédit permet d’acquérir encore plus de biens, qui souvent sont des besoins créés tout bonnement par la société de consommation et la publicité.

Il est difficile de croire que pour une télé à un prix cassé, les vies de plusieurs personnes ont été compromises. Le même jour, dans un Toy's R'uS de Palm Desert, en Californie, deux personnes ont réglé leurs comptes à coup de revolver dans l'enceinte du magasin de jouets. D’après ABC, leurs compagnes auraient commencé par en venir aux mains, avant que leurs deux compagnons ne se tirent dessus. Un constat tristement ridicule.
La crise économique a permis de mettre un frein aux folies dépensières de plusieurs ménages américains. Dans ce pays où l’épargne ne fait que diminuer au profit des dépenses, la situation économique désastreuse, due aux crédits de l’immobilier accordés trop facilement, a conduit à une baisse de la consommation. À la veille du Black Friday aux Etats-Unis, espérons qu’une tragédie comme celle-là de 2008 ne se répète pas.

mardi 23 novembre 2010

Oussama Ben Laden menace la France

Le fantôme Oussama Ben Laden a refait surface. Terré dans les grottes à la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan, l’homme qui a signé les attentats du 11 septembre n’avait pas fait parler de lui depuis belle lurette. Les spéculations sur le fait qu’il soit en vie ont reprises de plus belle, depuis son récent message destiné aux français. Cette fois-ci, c’est du côté de l’Europe qu’il compte faire terreur.
Une tour Eiffel transformée en Ground-zero ? Un peu difficile à imaginer pour ce gros tas de ferraille. Autant dire que ce sera laborieux pour le chef d’Al-Quaïda s’il espère détruire le symbole de la ville lumière comme il l’a scrupuleusement fait il y a 9 ans à New-York. Néanmoins, son message est clair, il en veut au président français Nicolas Sarkozy.
Dans sa vidéo qu’a diffusé la chaîne Al-Jazira le lundi dernier, Ben Laden reproche à la France sa participation à la guerre en Afghanistan, ainsi que sa loi sur l’interdiction du port du voile intégral. Selon l’islamiste le plus extrémiste de la planète, les français empêchent les musulmans de vivre pleinement leur religion. Cette récente loi en France qui interdit le port du voile intégral dans les lieux publics a attisé la colère de Ben Laden. Il le mentionne comme suit dans son message :
« Si la France interdit aux femmes de porter le voile, n'est-il pas de notre droit de décapiter les envahisseurs? »
Manque de pot, les réformes de la retraite qui ont soulevé des manifestations et paralysées le pays pendant quelques jours, ont relégué son message à l’arrière plan. À sa grande déception, il n’a pas fait la une de tous les quotidiens en France, n’obtenant pas le traitement médiatique escompté. L’attention des journalistes du monde entier étaient braqués sur la mobilisation sociale.
De plus, bien avant son message, le niveau d’alerte avait été augmenté en France. Le plan Vigipirate avait été mis en marche après que les Etats-Unis aient informé la France d’une menace terroriste. Le gouvernement français a plutôt réagi de façon calme et sûre d'elle aux menaces de Ben Laden.
Ben Laden avait réussi à s’en prendre aux français, mais ailleurs que sur leur propre sol. C’est le réseau qu’il a monté, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui avait enlevé 5 entrepeneurs français de la compagnie Areva. Les négoiciations entre les ravisseurs et le gouvernement de Sarkozy s’annoncent compliquées alors que le chef daAl Quaïda compte décapiter.
Il dénonce l’occupation de l’Afghanistan parce que les français sont engagés aux cotés des troupes américaines. Pour lui les puissances occidentales ne doivent pas s’ingérer dans les problèmes afghans et c’est une guerre où meurent chaque jour femmes et enfants. Si les États Unis crient à la chasse au terrorisme pour expliquer leur occupation, pour Ben Laden, la lutte contre Al-QuaÏda sert de couverture pour occuper le pays.
« Il n'est pas juste de votre part d'occuper nos pays et de tuer nos femmes et nos enfants tout en espérant vivre en paix et en sécurité ».
Ce que Ben Laden oublie c’est que la France n’est pas un pays islamiste, c’est un pays laïque, ils ne sont pas obligés d’accepter que des femmes soient cagoulées de la tête aux pieds dans les rues de leur pays. Si chez eux, ça ne pose pas problème en France si. Imaginez une Mais est-on dans un pays islamiste pour vouloir imposer des vêtements comme ceux là. De plus, imaginez si une personne de mauvaise intention se présente à la sortie de l’école pour récupérer un enfant, le pauvre ne saurait pas reconnaître sa mère sous les tissus noirs qui ne laissent paraître que les yeux.
Alors qu’il se fait le justicier de tous les musulmans de la planète sur terre, les musulmans de France ont eux mêmes démontré leur désapprobation face au message de Ben Laden :
"Nous demandons à ce qu'il n'y ait pas ingérence extérieure sur les affaires interne de la France, les musulmans de France sont capables de défendre leurs intérêts", a déclaré M. Moussaoui sur Europe 1, ajoutant: "nous sommes dans une République où les musulmans de France pratiquent sereinement et paisiblement leur religion".
Personne ne va en Arabie Saoudite en portant une mini-jupe, à moins que la personne ait décidé d’expérimenter les foudres d’un pays islamiste sur le non respect des lois.

Les mines de la mort


Sauvetage des 33 mineurs chiliens
Congo : sept morts et six blessés dans l’éboulement d’une mine d’or, septembre 2010. Chine : 31 mineurs tués par un coup de grisou dans le fond d’une mine, octobre 2010. Chili le même mois : 33 mineurs coincés pendant 69 jours risquent leur vie au fond de la mine d’or de San José. Miracle : l’accident connaît un dénouement heureux cette fois-ci. Le Chili, décidé à libérer ces mineurs, met en place une opération de sauvetage d’envergure estimée à une dizaine de millions de dollars.
 Les journalistes du monde entier ont accouru sur les lieux de l’incident pour ne pas rater aucun épisode de ce que certains ont appelé «la saga des mineurs chiliens». C’est avec émotion que des milliers de spectateurs ont participé à la sortie de chacun des 33 mineurs. Confinés à 700 mètres sous terre depuis début août, une sonde envoyée par un conduit avait permis d’établir un premier contact. Estimée au départ à une durée de 3 à 4 mois, c’est finalement le 18 octobre dernier que les familles tenues en haleine ont pu retrouvé leurs proches.
Aujourd’hui, si l’histoire des mineurs chiliens coincés sous terre a marqué la mémoire de plusieurs, nombreux sont ceux qui ignorent le cœur du problème. La sécurité dans les mines est loin d’être garantie dans plusieurs d’entre elles. Ce qui doit être la priorité des compagnies minières est souvent négligée en vue de maximiser les profits. De nombreuses mines sont mal inspectées, et la corruption a souvent raison des sanctions qui doivent être prises.
Le profit : mot d’ordre des mines chinoises
Dans le lot de pays où la sécurité dans les mines est compromise, la Chine arrive en tête. La pauvreté des équipements et le manque de formation du personnel contribuent à la réputation des mines chinoises comme étant les plus dangereuses du monde. Avec plus de 2600 accidents recensés l’année dernière, travailler dans une mine y est une activité trop souvent meurtrière. Dans les années 2000, c’est le pays qui a recensé le plus d'accidents miniers, avec 80 % des décès mondiaux pour seulement 35 % de la production de charbon mondiale.

Déjà, en août 2007, plus de 170 mineurs avaient péri dans un des pires accidents miniers suite à la rupture d'une digue qui avait causé l'inondation des galeries. L'énorme demande de charbon, qui fournit plus des deux tiers de l'électricité de la Chine, entrave les progrès visant à améliorer les standards de sécurité. Malgré les injonctions du pouvoir central, de nombreuses mines privées continuent leurs activités en toute illégalité. L’industrie est juteuse, et les compagnies sont prêtes à tout pour atteindre leurs objectifs.


Le dernier incident survenu dans la province de Henan, dans l’est de la Chine aurait pu être évité selon Chen Jiaguo, un mineur rescapé qui a dénoncé le manque d’équipement de survie dans les zones de sécurité : «Il n'y avait pas de matériel de secours dans les tunnels, pas d'alimentation ni d'eau la plupart du temps, et les zones de sécurité étaient pleines de ferraille et autres débris», a-t-il dit, ajoutant que «l'air n'était pas assez ventilé». Cet accident est survenu suite à un coup de grisou.

Des règles de sécurité renforcées

Le grisou, ce gaz émanant des couches de charbon dont l’explosion est souvent mortelle, est le premier ennemi des mineurs. Moins atroces que les accidents, les difficultés respiratoires découlant de la mauvaise qualité de l’air dans les mines sont une cause de mortalité non négligeable. Les conditions sont différentes, mais la finalité demeure la même. Ils se battent encore dans certains cas pour que ces maladies soient reconnues comme maladies professionnelles.
Même si on est loin des abus des petites minières illégales dans les pays en développement, ici aussi les conditions de travail dans les exploitations minières ont suscité de l’inquiétude. Au Québec, un rapport d’enquête de la CSST  a blâmé sévèrement une compagnie minière pour la mort tragique de trois de ses mineurs. Les malheureux ont péri de façon atroce le 30 octobre 2009 dans leur cage d’ascenseur inondée, à plus de 1000 pieds de profondeur. Bien que les conditions de travail dans les mines se soient améliorées, il reste que la négligence et le manque de rigueur peuvent coûtent cher à ces travailleurs. 
Quand on parle d'accidents de travail, on pense spontanément à certains types de travaux à hauts risques, et la mine, apparaît comme le terrain le plus piégé. Travailler sous terre durant de longues périodes, être privé de l’air frais, avaler la poussière, c’est la réalité que vivent quotidiennement les mineurs. La ferveur médiatique suscitée par les décès de nombreux mineurs récemment, a permis de mettre le doigt sur un problème criant. En espérant, que ces évènements permettront de sensibiliser à des inspections plus rigoureuses dans les exploitations minières.

dimanche 17 octobre 2010

Quand l’école buissonnière devient la normale !


Bill Gates : scolarity : Dropout, Havard university. Steve Jobs : scolarity : Dropout, Reed College. Mark Zuckerberg : scolarity : Dropout, Havard university. Non vous ne rêvez pas, c’est bien la description qu’on retrouve sur le site FORBES concernant les personnes les plus riches de la planète. Difficile de croire que ces milliardaires d’aujourd’hui ne se sont pas rendus à la fin de leurs études universitaires. Et pourtant oui ! Il est déplorable de constater que le décrochage scolaire est de plus en plus présent dans notre société.
Montréal : Je passe par le centre-ville. Une file incroyable rue St Laurent dans le quartier portugais : des gens alignés sur près de 5 mètres attendent leur tour pour se procurer la célèbre viande fumée Schwartz.
Ce n’est pas l’école qui attire autant. Cette affluence n’est tristement pas la même dans les salles de classes de la métropole. Le taux de décrochage scolaire dévoilé récemment laisse à désirer. Plafonnant à 20% depuis une dizaine d’années, le nombre de jeunes qui quittent les bancs de nos écoles est énorme. Et pourtant, le taux de décrochage scolaire a diminué de 5% depuis 1998 dans les 33 pays de l'OCDE.
Dans certaines institutions montréalaises, les élèves ont 8 chances sur 10 d'abandonner leurs études avant d'obtenir un diplôme. Pour la seconde plus grande ville du Canada après Toronto, le constat est accablant.
Le niveau de scolarité de la population montre que nombreuses sont les personnes qui possèdent seulement le diplôme d’études secondaires. À peine 10% ont un diplôme de grade universitaire. La plupart des jeunes qui sont dans la métropole prennent goût à la vie facile. Une fois la routine du travail installée, l’indépendance financière obtenue, il n’est pas étonnant pour un jeune de se dire : puisque je peux m’acheter ce dont j’ai envie, pourquoi je devrais continuer à aller à l’école ?
Il y a aussi le problème du coût des études. Pour les familles à moindres revenus, on est parfois obligé de travailler à temps partiel pour pouvoir couvrir ses études. Il arrive même à certains étudiants de prendre une année sabbatique pour pouvoir économiser en vue de mettre de côté le pactol qui leur servira à payer leurs études universitaires. Mais pourquoi l’éducation coûte t-elle aussi cher ?
 La vie nous a appris que l'éducation permet d'améliorer le sort de chacun. Cette affirmation est démontrée par des multiples recherches qui laissent entendre que plus nous étudions, plus nous rehaussons notre qualité de vie, particulièrement lorsque vient le temps de faire une transition harmonieuse vers la population active. L’éducation d’une société est un facteur essentiel pour la réussite de celle-ci.
De nos jours, on voit de plus en plus de personnes qui ne font pas de longues études, mais qui du jour au lendemain deviennent des millionnaires. Vous me direz cela a toujours existé, mais je trouve que les médias y contribuent largement actuellement. Je pense aux stars de la chanson par exemple, bon elles au moins ont le mérite d’avoir le talent de leur voix. Quoique, avec des émissions qui en produisent en quantité industrielle, permettez moi de douter du talent de certaines d’entre elles. Mais pensez aussi aux stars de la télé-réalité, ces gens dont la célébrité est montée de toute pièce.
Les campagnes et les programmes mis en place par le gouvernement ne semblent pas avoir faits bouger les choses. Les dirigeants de l’État doivent prendre des mesures drastiques pour redonner l’envie aux jeunes de faire des longues études. Le gouvernement pourrait par exemple autoriser les jeunes de 14-18 ans à faire seulement des emplois à temps partiel, pour les obliger à finir leurs études secondaires au moins en faisant les études à temps plein. Et pour finir, il devrait augmenter simplement la part de gâteau dans le budget qui revient à l’éducation. Eh oui, l’éducation ne devrait pas coûter ce qu’elle coûte actuellement, quand on sait que demain c’est la société qui en profitera le plus.

lundi 27 septembre 2010

L'obésité : pas près de reculer en Amérique !



Combien de jeunes préfèrent un Big Mac plutôt qu’une bonne salade quand vient l’heure de recharger leurs batteries ? Il est en effet plus facile d’opter pour un plat qui donne la sensation d’être rassasié, et qui de surcroît coute moins cher, que de manger du feuillage assaisonné à un prix dément. La malbouffe gagne à tous les plans sur la nourriture santé. En 2010, triste est le constat de voir que l’obésité n’a pas cessé de prendre du terrain. Au Canada, le nombre de personnes obèses a quasiment doublé entre 1978 et 2010, passant de 13,8% à 25% (soit 1 canadien sur 4). Plus de 5,5 millions de canadiens âgés de plus de 18 ans sont obèses.
Pendant que le gouvernement louange ses investissements et moyens mis en œuvre pour enrayer la maladie, les chiffres démontrent que l’effort n’a pas été concentré à la bonne place. Sa dernière trouvaille : une loi pour empêcher la prolifération des Fast-food à proximité des écoles. Perplexe, on se demande comment une loi comme celle là peut-elle vraiment faire la différence et mettre un frein à l’obésité?

Il semblerait que le gouvernement ait oublié une chose : les bonnes habitudes alimentaires, ça ne se commande pas! Ça s'éduque, ça se développe. Pourquoi les jeunes accepteraient de dépenser 7 $ pour un plat santé alors qu’avec la moitié de cet argent ils ont un hamburger bien garni ? Un exemple, à mon cégep les élèves n'hésitaient pas à prendre leur voiture et à rouler comme des fous pour aller au McDo le plus proche. Mettez-le encore plus loin, ils iront encore plus vite! Vous les tuerez au volant au lieu de les tuer avec de la malbouffe.

Il est évident que le vrai problème est plus profond. Les producteurs agricoles de fruits et de légumes sont ceux qui reçoivent le moins de subventions du gouvernement, contrairement à ceux de mais, viande, produits laitiers et son cortège de graisse comme le beurre, le fromage, les yaourts...Il est bien hypocrite d’espérer que ces produits se vendront moins cher, ou de jouer aux défenseurs de la diététique lorsque le citoyen lambda n’a pas les moyens de s’offrir de la nourriture santé tous les jours. À Montréal, s’alimenter sainement coûte en moyenne 6,11 $ par personne, par jour. La somme paraît raisonnable, mais elle est au-dessus de la capacité de payer pour près d’une famille sur quatre (22,7 %).

Cela fait 4 ans que je vis au Canada et c’est avec effroi que j’ai constaté récemment que j’ai emmagasiné plus de 10 kilos. Suite à mes 3 années vécues en France, je dois dire que mon poids n’avait pas fait un bon aussi extraordinaire !

Nos cousins éloignés ont compris une chose, il faut réglementer la malbouffe. À mon lycée, rares étaient les jours où l’hamburger était au menu. On pouvait en avoir en tout et pour tout, trois fois par mois. Très peu d’écoles ont dans leur cafétéria un menu Fast-Food. Même lorsque la Pub passe à la télé ou à la radio concernant la malbouffe, il y a un message, tout comme pour l’alcool, qui mentionne que l’abus de sucreries est dangereux pour la santé. D’autres diront ce n’est pas énorme, mais on voit la différence et la volonté de ne pas encourager la consommation de fast-food.

Exemple tout aussi banal : les grandeurs dans les menus au Mc Do. En France, pour le menu extra large, qui correspond au trio grand format, la taille du breuvage correspond au Coke  moyen d’ici. Pourquoi on ne pourrait pas règlementer pareillement ? Qu’est ce qui empêche le gouvernement d’imposer ses normes ?

La solution semble être là, règlementer, rendre la vie dure aux Fast-food ! Mais oh que cela paraît impossible ! N’espérons pas que demain, le gouvernement demande la fermeture des restaurants de la chaîne Mc Donalds, on sait très bien comment ça fonctionne. Les grandes multinationales participent certainement au développement économique, et on est dans une société capitaliste, il ne faut pas trop rêver !

Qui paye pour l’obésité ? Ce sont les contribuables évidemment. Guérir des gens obèses coute cher, mais c’est aussi des pertes pour la société. En bout de ligne, tout le monde est perdant. Le contribuable paye son impôt qui va atterrir dans un budget de la santé gonflé pour contrer un fléau grandissant, plutôt que dans un budget de l’éducation par exemple. C’est à nous de prendre conscience maintenant pour éviter de payer les conséquences. Mieux vaut prévenir que guérir.


samedi 25 septembre 2010

Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, tous acteurs dans la crise actuelle en Côte d’Ivoire !

Voilà un article qui explique bien la crise actuelle que connaît la Côte en d’Ivoire sans prendre parti, et qui démontre justement comment chacun des leaders politiques de l’heure ont contribué à la situation actuelle. Petit Bémol pour Alassane Traoré dont on ne cite pas la contribution, réelle ou pas, avec les rebelles durant les heures les plus horribles du conflit en 2002, comme s’il était le moins coupable sur la situation actuelle. Toutefois, il demeure le seul à n’avoir pas fait ses preuves, sur le fauteuil présidentiel. Vous comprendrez pourquoi après tant d’années dirigées par ces leaders qu’on connaît depuis notre enfance, il est temps qu’on voit apparaître de nouveaux visages jeunes, qui veulent vraiment faire sortir leur pays de l’impasse actuelle.

Source : http://www.grioo.com/info2095.html
La République de Côte d’Ivoire est demeurée pendant longtemps, aux yeux de nombreux observateurs internationaux, un pays d’une grande stabilité, tant politique qu’économique. En quarante ans d’indépendance, elle a échappé aux désordres politiques, aux guerres tribales et aux crises économiques, toutes fièvres endémiques dont souffre un continent trop souvent voué à la misère et aux chaos. Havre de paix et de stabilité, la RCI cultivait, sous la houlette de son premier président, Félix Houphouët-Boigny, son statut d’exception. Par une politique d’ouverture aux capitaux étrangers, par la faiblesse de ses dépenses militaires, le maintien de liens forts avec la France, le développement d’une politique d’accueil et d’intégration des ressortissants étrangers, le « père de la nation » témoignait d’une grande sagesse et d’une connaissance sûre des réalités de son pays.

La Côte d’Ivoire pourtant, ne fait plus aujourd’hui figure d’exception. Six tentatives de coup d’état, depuis décembre 1999, sont venues briser le mythe d’une nation unie et prospère. Les prodromes de la crise sont à chercher, pêle-mêle, dans la transition ratée entre l’ère Houphouët-Boigny et la période actuelle, la difficile mise en application du multipartisme, le manque de lisibilité évident du jeu politique et l’émergence du concept « d’ivoirité » dans un pays de tradition multi-ethnique (la scission progressive du pays entre un Nord musulman et un Sud catholique n’étant que la résultante de ces tensions cumulées). A cela s’ajoutent les querelles de partis, voire d’individualités.

Henry Konan Bédié, Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Robert Gueï sont quelques-uns de ces acteurs dont les passes d’armes, récurrentes, et les multiples palinodies sont venues brouiller l’intelligibilité d’un champ politique confus.

Rencontre nodale de lignes de fractures plurielles (politiques, économiques, militaires et ethnico-religieuses), trame complexe d’événements abscons, la crise ivoirienne suppose une lecture rigoureuse. La nôtre se voudra essentiellement politique. L’isolement de quelques lignes de force permettra assurément d’appréhender la logique interne de la crise. Surtout, le poids accordé aux deux entretiens autorisera, par la multiplication des points de vue, une représentation non pas univoque d’une réalité incessible, mais une analyse distanciée et plurielle d’un événement toujours fluctuant car en prise directe avec la réalité.

Aux origines de la crise : la difficile succession à Houphouët-Boigny : 

 
La crise ivoirienne trouve, incontestablement, son origine dans les instants qui ont suivis le décès du président Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre 1993. Le quotidien Le Monde déjà, titrait dans un article du 21 octobre : « L’hospitalisation du président Houphouët-Boigny a relancé les spéculations sur sa succession ». Faisant état des rivalités qui commençaient à se dessiner dans les cercles du pouvoir, il s’inquiétait notamment de la mise en application du multipartisme dans un pays qui n’avait connu, depuis son indépendance, qu’une seule formation politique : le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire).

Désormais, trois grands partis, au moins, s’affrontaient sur fond de guerre constitutionnelle : le PDCI sus nommé de Henry Konan Bédié, le RDR (Rassemblement des Républicains) d’Alassane Ouattara et le FPI (Front Populaire Ivoirien) du socialiste Laurent Gbagbo. La particularité de cette structuration à trois du champ politique ivoirien ? Une forte ethnicisation des partis. En effet, tandis qu’Alassane Ouattara, dont la nationalité ivoirienne a toujours fait question, pouvait s’appuyer sur le Nord du pays, dont il est originaire, Laurent Gbagbo, lui, pouvait compter sur l’Ouest. Bédié enfin, par son appartenance à l’ethnie Baoulé, dont était également originaire Houphouët-Boigny, pouvait se prévaloir d’une double légitimité, traditionnelle et politique (2). Cette dernière tout particulièrement fut l’objet de critiques sévères de la part de ses opposants.

Le manque de légitimité du président Bédié : (décembre 1993-1999)


Au-lendemain du décès de Félix Houphouët-Boigny, le processus constitutionnel de succession notamment est sur la sellette. Et tout particulièrement l’article 11 de la Constitution, qui désigne automatiquement le président de l’Assemblée nationale, Henri Konan Bédié, comme président de la République jusqu’à l’expiration du mandat en cours, en 1995. Cet article, modifié le 6 novembre 1990, stipule que, « en cas de vacance de la présidence de la République par décès, démission ou empêchement absolu constaté par la Cour suprême saisie par le gouvernement, les fonctions de président de la République sont dévolues de plein droit au président de l’Assemblée nationale ». La version précédente de cet article ne prévoyait qu’un intérim de quarante-cinq à soixante jours, le temps d’organiser des élections générales. En 1990, le gouvernement avait justifié cette modification constitutionnelle par le « souci d’assurer la continuité du pouvoir sans recourir à un intérim qui peut être générateur de confusion ». Une « précaution » qui allait générer de nombreux mécontentements, troubles et confusions.

Mais c’est avant tout la lutte qui, en filigrane, se dessinait entre le président Bédié et son challenger Alassane Ouattara, dans la perspective des élections à venir (en octobre 1995), qui laissait planer un doute quant à l’avenir de la Côte d’Ivoire. De fait, soucieux de conserver le pouvoir, Henri Konan Bédié n’hésita pas à développer le thème, sulfureux, de « l’ivoirité ». Dans un pays où 35 à 40% de la population est d’origine étrangère, l’utilisation d’une telle thématique nationaliste, à des fins électorales, ne pouvait qu’être problématique.

Premièrement, elle portait atteinte à la cohésion nationale. A dater de ce jour, les clivages ethniques ne cessèrent d’empirer.
Deuxièmement, elle portait préjudice au libre fonctionnement du jeu démocratique. Les poids lourds de l’opposition, notamment le Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo et le Rassemblement des Républicains d’Alassane Ouatara décidèrent de jouer la carte du « boycot actif », tout ayant été fait pour écarter ce dernier de la course à la présidence.
Bilan : Bédié fut réélu le 22 octobre 1995, triomphant avec quelques 95% des voix d’un seul et modeste adversaire, Francis Wodié, candidat du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), une formation de gauche sans moyens.
Pendant ce temps, le pays se délitait. Violences urbaines de protestation contre l’éviction du candidat Ouattara, violences xénophobes d’une partie de la population « ivoirienne » contre les gens du Nord, forces corruptrices allogènes… La Côte d’Ivoire faisait la douloureuse expérience de ce qui allait devenir son quotidien.
Car ne nous y trompons pas. Une bonne partie des événements qui, actuellement, déchirent le pays trouvent leur origine dans cette période 1993-1995 et ne sont que les surgeons d’une politique malhabile de marginalisation et de ghettoïsation d’une partie de l’opposition. Sous couvert de restauration des institutions démocratiques, le pouvoir militaire qui se met en place à l’issu du coup d’état du 24 décembre 1999, initié par le général Gueï, ne fera qu’entériner, à l’usage, un certain nombre de thèmes apparus sous la présidence précédente, « ivoirité » en tête. Laurent Gbagbo lui-même, ancien allié d’Alassane Ouattara et actuel président de Côte d’Ivoire, finira par accorder quelques crédits à cette thématique nationaliste et passablement xénophobe. Ecarter le dirigeant du RDR de la course à la magistrature suprême, en arguant d’une nationalité ivoirienne douteuse sera ainsi, à l’image des ses prédécesseurs, l’une des constantes de sa politique.
La parenthèse Gueï ou la persistance dans l’erreur : (24 décembre 1999-22 octobre 2000) :

Signe évident de la fragilité des institutions ivoiriennes : le 24 décembre 1999, au terme d’une révolte de vingt-quatre heures, le général Gueï annonce à la télévision la destitution du président Bédié. En un laps de temps somme toute très court, une mutinerie brouillonne, conduite par de jeunes militaires ivoiriens, s’achève par un putsch improvisé.
L’inimaginable vient de se produire. Pour la première fois de son histoire, quarante après l’indépendance, ce coin de l’Afrique de l’Ouest, considéré comme un pays phare de la réussite africaine, où l’armée ne compte guère (11000 hommes, plus 6500 gendarmes), est passé sous la coupe d’un Comité national de salut public (CNSP) de dix hommes.
Sans effusion de sang, le nouveau pouvoir qui se met en place est plutôt bien reçu par les Ivoiriens. D’autant que le général Gueï multiplie les promesses de respect de la démocratie.

Pourtant, la situation se délite rapidement. Là encore, « l’ivoirité » et la nationalité d’Alassane Ouattara exacerbent les passions. « En Côte d’Ivoire, 100 jours après le putsch, l’euphorie laisse place à l’inquiétude » titre le quotidien Le Monde (24 avril 2000).
« La polémique aux relents xénophobes sur l’ivoirité se poursuit ». Et pour cause. Le projet de nouvelle Constitution, adoptée le 23 juillet 2000 par référendum, stipule que tout candidat à l’élection présidentielle se doit d’être « ivoirien, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens ».

M. Ouattara, qui a bénéficié dans sa jeunesse d’une bourse en tant que ressortissant de la Haute-Volta (ancien nom du Burkina Faso) et qui a occupé un poste de vice-gouverneur de la Banque centrale ouest-africaine au titre de la Haute-Volta se trouvait ainsi de facto en bien mauvaise posture pour briguer un mandat présidentiel.
L’invalidation, quelques temps plus tard, par la Cour suprême ivoirienne, de quatorze des dix-neuf candidatures ne devait pas améliorer les choses. Critiquée par la France, l’OUA et Washington, la Côte d’Ivoire se trouvait rejetée au banc des nations.
La junte militaire multipliait les entraves au libre jeu démocratique en une geste désormais bien connue. Tentative de captation monopolistique du pouvoir et réduction de l’espace politique de compétition entre les candidats à la représentation du peuple, atteintes multiples aux droits de l’homme, réactivation d’un vieil atavisme xénophobe délétère… La machine était bien rôdée qui, une fois de plus se mettait en branle.

Une élection présidentielle entachée d’irrégularités : Laurent Gbagbo ou le président sans légitimité ? : (22 octobre 2000- aujourd’hui) :

Boycottée par l’opposition, dont les candidats avaient tous été « invalidés », ainsi que par les observateurs internationaux, l’élection présidentielle du dimanche 22 octobre 2000 se déroula dans une atmosphère lourde. Ce scrutin, qui était censé mettre fin à la transition militaire qui avait suivi le coup d’état de décembre 1999, révélait en réalité les ambitions personnelles du général Gueï, candidat, malgré ses promesses, à sa propre succession.

Le 26 octobre, alors que la Commission nationale électorale créditait le candidat Gbagbo de 51% des suffrages, le général Gueï, refusant de reconnaître sa défaite, la dissolvait avant la promulgation officielle des résultats, annonçant sa victoire avec 52% des suffrages contre 41% pour le candidat socialiste.
Un deuxième coup d’état qui allait, une fois de plus, plonger le pays dans la crise qu point d’en faire, selon le mot de Michel-Henry Bouchet, une « Yougoslavie sub-saharienne ». Laurent Gbagbo, qui s’était lui aussi autoproclamé président de la République de Côte d’Ivoire finira par l’emporter sur le général Gueï. Considérant la légitimation de Laurent Gbagbo comme « le moyen le plus sûr pour ramener progressivement la démocratie en Côte d’Ivoire », le ministère des affaires étrangères appuyait sans réserves le candidat socialiste.


vendredi 24 septembre 2010

Qu'est ce que ça fait quand Lady Gaga se met un steak sur la tête

Si les animaux prenaient aujourd’hui le pouvoir sur la terre, tout porte à croire que leur première victime serait Lady Gaga, si on se fie aux dires de la PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), association à but non lucratif qui défend les droits des animaux. La chanteuse déjà connue pour ses tenues excentriques et son goût dans le pas très catholique, a fait un effet « Bœuf », c’est le cas de le dire, avec sa robe toute faite de viande crue lors des récents MTV Video Music Awards. 

Lady Gaga et sa robe de viande, il maque le sac à main
L’interprète d’Alejandro prétend ne pas avoir voulu choquer les âmes sensibles ou les végétariens avec sa robe de viande et son steak sur la tête, mais souhaitait simplement faire passer un message : « j'ai voulu dire que si on ne se bat pas pour faire respecter nos droits, on n'en aura pas plus qu'un morceau de viande accroché sur un os. Et je ne suis pas un morceau de viande». Vous penserez : drôle de façon de faire passer ce message. Mais que voulez vous ? Tous les moyens sont bons pour créer un beau petit scandale et attirer l’attention sur soi à Hollywood.


Les stars portent des vêtements en cuir faits de peaux d’animaux sans que cela ne choque personne. Ses 23 kilos de viande utilisée pour la robe, rôtie, grillée ou assaisonnée et servie sur une belle table pour ces mêmes personnes qui crient au scandale n’auraient pas fait du tout eu le même effet. La PETA peut bien critiquer, la chanteuse multimillionnaire de 24 ans, a obtenu 8 récompenses lors de cette soirée.


Et pourquoi on est si étonné de voir une pareille tenue, de surcroît portée par Lady Gaga ? Il fallait s’attendre à un coup pareil. Stefani Joanne Angelina Germanotta, inconnue il y a seulement 2 ans, a gravi religieusement les marches du showbizz pour atteindre celui de star la plus suivie sur Internet, avec un parcours qui ressemble étrangement à celui de Madonna, dont elle ne cache pas son admiration.

La recette semble marcher à tous les coups : entrer en scène avec un tube inoffensif, et par la suite, choquer pour plaire. Rappelez vous de l’arrivée sur scène de Madonna avec des chansons comme Everebody. Pensez à Just Dance, le single, oh combien entraînant, qui a lancé la carrière de Gaga. Madonna a amorcé sa période sombre avec Erotica, clip qui a choqué l’Amérique entière. Lady Gaga a suscité aussi un questionnement concernant son ascendance sombre que reflète bien son clip Alejandro. La jeune Rihanna semble aussi avoir compris le secret de cette formule magique, qui propulse apparemment au statut d’icône féminine de la musique pop.

La tenue ne semble pas avoir suscité de vives réactions au sein de la communauté hollywoodienne ! Ah tiens, cela leur aura peut-être donné des idées ? Étant donné qu’ils on toujours des messages touchants à transmettre, on pourrait s’attendre à voir une autre star débarquer avec une tenue faite d’oeufs de poules, avec un nid sur la tête en guise de chapeau. Ah ces stars, elles n’ont pas fini de nous émerveiller!

Les sans papiers ce n’est pas une nouveauté !


À l’époque des australopithèques, les hommes circulaient de façon libre d’un continent à l’autre. On s’entend qu’ils faisaient des jours, des mois, pour dire la vérité, même des années avant d’arriver à destination, mais quand même ! Ils avaient de l’endurance nos ancêtres. À raison de 50 km par jour pour chaque membre de la tribu, toute une génération arrivait à couvrir ces milliers de kilomètres. Le mot d’ordre : suivre le bétail qui se déplaçait de région en région.
Donc c’est comme ça que nos ancêtres, qui viennent tous du beau singe Lucy, sont sortis du continent africain, pour aller peupler les terres de l’orient, l’Asie, et même le continent européen. C’est là que se crée toute la polémique, ou je dirai plutôt, la frustration pour les plus racistes, qui admettent difficilement que le blanc descend du noir, selon la science je précise.
Pour continuer mon exposé, ces négroïdes qui voyageaient d’un pays à l’autre n ‘avaient pas de papier à présenter. Personne ne leur disait rentrez chez vous, ne venez pas peupler notre continent! Vous me direz l’époque des Cro magnons, c’est l’époque des Cro magnons, on est maintenant en 2010, il ne faut pas comparer deux réalités qui ne sont pas comparables. Mais si ces sans papiers d’ancêtres n’avaient pas été sur le continent européen, on aurait pas eu les occidentaux, qui aujourd’hui chassent ceux qu’ils appellent «nègres» qui essaient d’aller dans leur pays ! Drôle de paradoxe
Et par le même temps, à l’époque où l’Alexandrie était le New-York d’aujourd’hui, ce sont ces mêmes occidentaux là qui se bousculaient aux portes de l’Afrique pour se rendre à la plus grande bibliothèque de l’époque y apprendre et se développer avant de retourner dans leurs pays d’origine.
C’est sûr que si les frontières étaient ouvertes à tous les endroits de la planète cela créerait un total désordre. Mais le problème est plus profond : pourquoi ces africains ne peuvent pas rester sur leur continent pour apprendre et se développer ? Manque d’infrastructures, d’organisation dans le système d’éducation, en gros pas de grandes conditions pour réussir.
C’est à la source qu’il faut réparer le problème, c’est à dire remettre sur pied un continent qui ploie sous les dettes, bancal, mais tellement plein de richesses. Et ça ne pourra arriver qu’avec des jeunes qui lui insuffleront une mentalité différente, qui lui feront une peau neuve. En attendant, il y aura toujours des sans papiers qui se feront refouler aux frontières de l’Occident.